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 Biographie de Joachim du Bellay

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DevilsEyes
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MessageSujet: Biographie de Joachim du Bellay   Mar 16 Sep - 20:07

Biographie de Joachim du Bellay
Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, près de Liré en Anjou, en 1522. Il est originaire d’une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père (Jean du Bellay, seigneur de Gonnort, 1480-1423) et de mère (Renée Chabot, 1490-1530) avant qu’il n’ait 10 ans, il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Il a également une soeur, Catherine (née vers 1510, qui épousera Christophe du Breil, Capitaine d’une compagnie de 50 hommes, seigneur de la Mauvoisinière en Bouzillé, du Bois en Riaillé et du Theil en Trans, dont la postérité sera Victor Hugo). René, son frère aîné, né vers 1507, le néglige. Si l’on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire.
Toutefois, appartenant à une branche cadette de sa noble maison, Joachim ne peut envisager de vivre sur ses terres. il lui faut envisager un état qui l’aidera à tenir sa place dans le monde. Il souhaite s’illustrer dans la carrière des armes, sous l’égide de son cousin Guillaume du Bellay ((1491-1543), seigneur de Langey (ou Langeais) et Général de François Ier (il écrivit ses Mémoires), gouverneur du Piémont ; mais la mort de ce parent en 1543, en présence de Rabelais pendant le voyage de retour d’Italie, ruine ce projet. 1543 est aussi l’année où Bellay, Ronsard et Peletier du Mans se sont croisés dans la cathédrale où étaient célébrées, par René du Bellay (1500-1546), évêque du Mans, les obsèques de Guillaume. Il se tourne alors vers l’état ecclésiastique, comptant sur le crédit de son autre cousin Jean du Bellay (1492-1560). Pour se préparer à servir le cardinal, il étudie le droit à la Faculté de Poitiers, vers 1545. A Poitiers, Joachim Du Bellay fait la connaissance de l’érudit Muret, des poètes Salmon Macrin et Jacques Peletiers du Mans, lequel influencera les idées de La Pléiade et qui lui fait découvrir les lettres antiques et l’initie à la pratique de l’Ode. Il rédige ses premières Poésies latines et françaises.

Après des études auprès de Marc-Antoine Muret, Jean Dorat (1508-1588) fut nommé Principal du collège de Coqueret, prêtre d’Amiens, sur la Montagne Sainte-Geneviève à Paris (près du Panthéon actuel), il y fait entrer deux de ses élèves, Ronsard (qui lui-même était l’arrière arrière-petit-fils d’une Jeanne du Bellay ( 1390-1465)) et Jean-Antoine de Baïf. Du Bellay les y rejoignit, s’efforçant avec passion et ténacité de combler les lacunes de sa scolarité antérieure et d’acquérir une formation littéraire approfondie : il compléte sa connaissance du latin, apprit le grec et découvrit les poètes italiens. Au collège de Coqueret, ils auront Jean Dorat, un brillant helléniste comme professeur. Sous sa direction, Du Bellay étudie les auteurs de l’Antiquité (plutôt les auteurs latins, alors que Ronsard et Baïf s’intéressent aux grecs).

Ronsard et du Bellay forment alors un groupe d’amis, qui prendra en 1549 le nom de Brigade avant d’adopter en 1553 celui de la Pléiade. Ce groupe souhaite définir de nouvelles règles poétiques. On y trouve avec des partants et des nouveaux, Guillaume des Autels, Pontus de Tyard, Jacques Pelletier du Mans (1517-1582), Remy Belleau, Jean Dorat, Jean-Antoine de Antoine Baïf (1532-1589) et Jean de la Péruse. La publication en 1548 de l’Art poétique du rhétoriqueur Thomas Sébillet, qui préconise aussi bien l’usage des formes médiévales françaises que des formes antiques, d’exposer et de développer une véritable théorie littéraire et savante. En réponse à Sébillet, avec lequel en réalité le désaccord est mince, et au nom de la Brigade, Du Bellay rédige une sorte d’art poétique intitulé Défense et Illustration de la langue française, dédié à un cousin germain de son père, le cardinal René du Bellay. Dans cet opuscule généralement considéré comme le manifeste de la Brigade, le poète préconise, contre les défenseurs du latin et les poètes marotiques, l’usage de la langue française en poésie. Il appelle en outre de ses vœux l’enrichissement du vocabulaire par la création de termes nouveaux (abréviations de termes existants, création de mots composés, réactivation du sens des racines anciennes, etc.). Les emprunts à d’autres langues, régionales ou étrangères (grecque et latine notamment), sont également conseillés, à condition que les mots choisis soient adaptés en français. Du Bellay recommande aussi d’abandonner les formes poétiques médiévales employées jusqu’à Clément Marot et préconise l’imitation des genres en usage dans l’Antiquité, tels que l’élégie, le sonnet, l’épopée ou l’ode lyrique, mais aussi la comédie et la tragédie. L’art du poète, tel que le définissent Du Bellay et ses confrères, consiste donc à se consacrer à l’imitation des Anciens, tout en respectant certaines règles de versification spécifiquement françaises ; son but ne doit pas être celui de distraire seulement, mais de célébrer des valeurs éternelles et de chanter les louanges des grands hommes, qui se trouvent ainsi voués à l’immortalité grâce à la beauté des vers. La même année Du Bellay publie un recueil d’une cinquantaine de sonnets, L’Olive. Ces sonnets ''à la manière'' de Petrarque, connaissent un grand succès. On ne sait pas si le nom représente une de plusieurs parentes du poète qui portaient ce nom, ou bien s’il s’agit d’une anagramme de Mlle Viole, la nièce d’un évêque parisien.

Recueil de Poésie en novembre 1549, dédié à la princesse Marguerite de France, soeur du roi Henri II, lui permet de devenir poète de cour. Surmené par une production fiévreuse, ce travail harassant et une faible complexion déclenchent en lui dès la fin de l’année 1549 une tuberculose pulmonaire et une surdité qui se manifeste en 1550. (très grave dès 1552).
En 1550, en raison du succès des Cinquante Sonnetz de l’olive, il publie une deuxième édition augmentée de 65 sonnets.

En 1551, il connaît de nombreux soucis : procès, affaires de famille, d’autant plus qu’il devient cette année-là tuteur de son neveu Claude, fils de son propre tuteur et frère décédé, René. Ce tutorat lui vaut d’entrer en procès avec Magdelon de la Roche au sujet d’un terrain, la terre d’Oudon, acquise de façon douteuse par René du Bellay. Il poursuit sa carrière poétique en participant au Tombeau de Marguerite de valois, Royne de Navarre.
En 1552, la traduction en décasyllabes du IVe livre de L’Enéide accompagnée d’autres œuvres, sous le titre Quatrième Livre de l’Enéïde et œuvres de l’invention du translateur relève des lectures, mais la Complainte du désespéré évoque sa déchéance physique (à 30 ans !) avec des accents personnels. En 1553, Jean Du Bellay, qui avait été en disgrâce, est rappelé par le roi Henri II, en guerre contre Charles-Quint, pour négocier avec le pape Jules III. Le cardinal accepte d’emmener son cousin Joachim Du Bellay comme secrétaire. Du Bellay passe par Lyon, où il rencontre Pontus du Tyard (1525-1605, un des compagnons de la Pléiade) et aussi Maurice Scève, un poète qu’il admire. Cet exil de quatre ans commencera dans l’enthousiasme. Mais Rome qu’il avait tant magnifié dans ses rêves, le décevra. Joachim Du Bellay nourrit une double ambition : Rome est la capitale de la chrétienté d’Occident, et le siège de la papauté : capitale spirituelle et temporelle, elle offre de nombreux espoirs de carrière ; ancienne capitale de l’Empire romain, Rome est aussi le lieu que tout humaniste rêve de fréquenter : non seulement pour les vestiges de l’Antiquité, mais aussi parce que la Renaissance érudite et artistique a pris racine en Italie... Joachim Du Bellay est doublement déçu : il est chargé par le cardinal son cousin du ''ménage''. C’est-à-dire qu’il était intendant et devait s’occuper de régler les divers créanciers, voire de les faire patienter (le cardinal entretenait plus de cent personnes en un magnifique palais). Ces occupation ingrates l’ennuient et ne correspondent pas à son goût de la poésie. Sa fonction lui fait en outre découvrir les turpitudes, la corruption et la débauche qui sévissaient dans la capitale pontificale. Pour qui avait été nourri des auteurs latins, la découverte des moeurs de Rome ne pouvait que décevoir. Ces déceptions, le fait de végéter à un poste d’intendant pendant que ses amis restés en France connaissent le succès à la Cour, rendent Joachim Du Bellay de plus en plus nostalgique de son pays natal.

En 1557, après la défaite de Saint-Quentin, le cardinal Jean du Bellay, qui n’est pas parvenu à convaincre Paul IV, doit reconnaître l’échec de sa mission. Joachim du Bellay rentre en France.
De retour à Paris, en 1558, il publie Les Regrets, un recueil de 191 sonnets en alexandrins, peinture de la Rome pontificale en proie aux intrigues de cour dominée par le portrait du poète en Ulysse, (Heureux qui comme Ulysse). Il publie également la même année Les Antiquités de Rome, quête de la Rome païenne, mais surtout méditation sur le destin des empires. Ce recueil de trente-deux sonnets, suivi d’un Songe de quinze sonnets, d’une tonalité grave et presque solennelle, reprend un motif traditionnel de la poésie consacrée à Rome, puisqu’il chante la gloire passée de la Rome antique, contrastant violemment, aux yeux du poète, avec la Rome dans laquelle il évolue, celle des papes, où il ne voit que luxure, bassesse et compromission. Toujours en 1558, Divers jeux rustiques vient tempérer l’image mélancolique des deux autres livres. Du Bellay a conçu son recueil comme un divertissement, multipliant les imitations, mêlant les tons, y faisant figurer un Hymne à la surdité qui visait bien évidemment Ronsard mais aussi Du Bellay lui-même.

Après la mort accidentelle du roi en juillet 1559 (une lance lui perce l’oeil pendant un tournoi), Du Bellay essaie de plaire à François II, âgé de quinze ans et l’époux de Maria Stuart. Mais le poète est de plus en plus troublé par des disputes de famille et par sa santé. Enfin, en 1559, la régente Catherine a un geste et l’inscrit parmi les pensionnés en 1559 de François II, auquel il avait adressé un Ample discours au Roi sur le fait des quatre états du royaume de France . Du Bellay doit à nouveau se défendre concernant la terre d’Oudon, la terre acquise de façon douteuse par son oncle René du Bellay. L’affaire trouve enfin un arrangement : en échange d’une indemnité, du Bellay renonce aux droits de sa famille sur cette terre. Cet accord va lui permettre de s’affranchir de ses soucis financiers
Sa santé se détériore. Sourd et malade, il meurt le 1er janvier 1560 à 37 ans, d’une apoplexie. Il est inhumé à Paris, en la chapelle des Saint-Crépin et Crépinien dans le choeur de la cathédrale Nôtre-Dame de Paris. La tombe de Du Bellay n’existe plus à cet endroit. La chapelle de Saint-Crépin et Crépinien est actuellement sous le patronage de Saint-Georges.

La Turmelière demeure possession des du Bellay jusqu’en 1562, date à laquelle décède sans descendance Claude du Bellay, neveu de Joachim mort deux ans plus tôt. Le domaine revient alors à la sœur du poète Catherine, mariée à Christophe du Breil. Jusqu’en 1643 les du Breil sont maîtres de la Turmelière.

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MessageSujet: Re: Biographie de Joachim du Bellay   Mar 16 Sep - 20:08

Bibliographie


A la ville du Mans
L'Olive
Vers Lyriques
Poésies françaises dédiées à la princesse Marguerite, soeur de Henri II
Le Tombeau de Marguerite de Valois
Les Regrets
Les Antiquités de Rome
Poésies Latines
Le Poète courtisan
Discours sur la poésie
Sonnets à la reine de Navarre
Défense et illustration de la langue française

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Biographie de Joachim du Bellay
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