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 première rencontre nouvelle

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DevilsEyes
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Date d'inscription : 13/02/2008

MessageSujet: première rencontre nouvelle   Ven 26 Sep - 20:38

La première rencontre





Juliette et Théo vont chez leur grand-mère. Nous sommes en 2025. La technologie a bien avancée. Le repas semble interminable pour nos deux comparses. Puis leur mamie, leur lance un clin d’œil en disant désirez-vous qu’on continue les petites histoires de ma vie ou de celle de votre maman ? Ils répondirent qu’ils voulaient entendre un récit de son enfance.
Tout le monde s’installe dans un vieux canapé, les chats les rejoignent également. Ces derniers sont aussi friands d’entendre la voix de leur maîtresse.
« Alors, je vais vous raconter le premier film que j’ai vu au cinéma. C’était pour une sortie scolaire, j’étais en primaire, et j’avais peur du noir. Je pense que cette projection devait être pour Noël, mais pas sur de ce fait. Bref, mes camarades et moi étions tout contents, certains avaient déjà été dans une salle obscure, d’autres dont je faisais partie, c’était une découverte. Une impression de vivre une aventure. Le maître d’école nous donna quelques recommandations avant que nous nous mettions en route pour aller voir Fantasia de Walt Disney : nous mettre deux par deux et former une file indienne pour être encadrer par les adultes, ne pas courir, ne par hurler, dire bonjour à la personne qui sera au guichet du cinéma.
Après une écoute attentive, nous descendions les marches pour aller dans la cour de récréation. La cuisinière tapait sur une casserole pour nous avertir qu’elle avait préparé le verre de lait. Chacun note tour, nous avons pris notre portion. Puis la cloche retentît. La classe se mit deux par deux. Je me trouvais au milieu de la file en train de discuter avec une fille de mon âge. Elle aussi ne savait pas à quoi pouvait ressembler cette grande salle. L’imagination prenait le dessus. Nous faisions des plans, des estimations de ce que nous allions voir. Une impression que cela se situait loin de l’école, une expédition. Les adultes qui nous accompagnaient discuté. Je ne comprenais pas tout, il parlait de cinéastes. Quel drôle de mot, le lien avec le cinéma est quasi évident, mais qu’est ce que cela veut dire. La question ne fût pas poser à cause d’une timidité maladive. Puis un porche, magnifique, sculpté. L’envie de toucher la pierre était instantanée mais le maître me rappela à l’ordre. Je m’en souviendrais toute ma vie de ça. Les autres se mirent à rire. Mes yeux d’enfant commençaient à briller, à être chaud. Une main serra la mienne, et le sourire de ma petite copine de route m’aida à me ressaisir.
Entre le porche et l’entrée du cinéma, il y avait une petite cour dallée remplie de trous. Notre maître s’installa à la porte d’entrée et deux par deux nous rentrions dans un autre monde, pendant que lui nous compter. Un homme d’un certain âge nous attendait, ses yeux étaient bleus. Je ne sais pas comment était ses cheveux, je ne me rappelle que de son regard et de ses grandes mains. Il posa son regard sur moi. Il me rassurait, il devait penser que je pleurer car je rentrais dans un lieu que je ne connaissais pas. Mais il se trompait, et il ne savait pas ce que cette rencontre allait faire dans ma vie future…
Il nous expliquait l’histoire du cinéma. Franchement je n’ai rien écouté. J’ai surtout regardé ces grandes affiches, les murs recouverts de rouge comme si ils avaient été tricotés. Un escalier immense qui montait en colimaçon. Je crois que le sol était bleu très sombre. Une odeur se dégageait de cette pièce. Il y avait un petit comptoir où une jolie demoiselle vendait les tickets, elle donnait les programmes aussi. Des sculptures étaient présentes sur certaines colonnes. Puis nous il ouvrit une porte qui était capitonnée, de coloris rouge vif avec des sortes de gros clous dessus. Elle devait être lourde car c’est le vieux monsieur qui la maintenait ouverte. Il y avait une marche puis une deuxième. Les enfants de ma classe rigolaient, criaient. Ma copine et moi étions dans un monde de grandeur, de beauté. Les moqueries fusaient. Qu’importe, ma famille m’avait dit c’est un lieu sacré où tu apprendras beaucoup de choses, tu rêveras, tu pleureras. Il ne m’avait pas dit que c’était que splendeur, odeur, immense. Je me suis sentie toute petite. Une main nous guida pour nous asseoir, c’était le vieux monsieur satisfait de l’effet de son cinéma. Enfant je pensais que cela lui appartenait, mais je n’en savais rien. Comment ne pas jalousé un tel pouvoir. Les fauteuils aussi était dans les tons rouges allant le vermeille. J’étais bien assise. Il me manquait la chaleur humaine de ma maman et j’aurais dormi. Les lumières n’étaient pas fortes, puis elles s’éteignirent les unes après les autres. Mon cœur s’est mis à palpiter. Difficultés à respirer. Que se passait-il ? Un bruit étrange se fit entendre derrière et je vis un petit faisceau de lumière qui se dirigeait vers ce grand écran blanc.
Tassée dans le siège qui commençait à devenir trône au fur et à mesure que les images défilées que cette musique classique m’envahissaient. Combien de temps a duré le film ? Je n’en ai aucune idée. Mais je revois encore les balais dansaient. Des hommes mi chevaux, des centaures les fleurs tout était en cadence avec la musique. C’était mon premier film, ma première musique. Des sensations fortes, des pleurs de joie. Des envies de danser, d’aller rejoindre les personnages et Mickey transformer en magicien.
Vous ne pouvez pas imaginer mes enfants comme j’ai aimé ce film. Les lumières s’allumèrent toute notre petite classe sortait en hurlant de joie. Le bonheur de nos petits cœurs devait certainement faire trembler la ville entière. Nous voici en train de courir sur les dalles devant le cinéma. Le maître essaie de nous rassembler mais nous avions besoin de nous dégourdir le corps et la langue en criant. Le retour à la réalité était difficile, même quand deux par deux nous retournions à notre école, le film se déroulait encore sous nos yeux. Arrivés dans la cour, le maître nous lâcha pour que nous puissions jouer, puis nos parents arrivèrent. Tous ont eu droit au récit de cette aventure. Ce que je ne savais pas à ce moment là, c’est que j’allais tombée amoureuse du cinéma et de la musique. L’un ne va pas sans l’autre pour moi, ma génération.
Tous les ans nous allions une ou deux fois par an en sortie cinéma. Le collège cela fut plus régulier. Le divertissement n’était pas au rendez vous. C’était pour étudier, la langue de Shakespeare ou faire une rédaction suite au film que nous avions vu. Un professeur d’anglais nous fit aller voir Woody Allen. Le bonheur, je devais lire les sous titre mais l’histoire m’a plus de suite. L’adolescence fut remplie de séances de cinéma, l’argent de poche de la semaine était soigneusement mis de côté pour pouvoir aller le samedi soir dans la boite obscure. Mon premier bisou enfantin, mon premier vrai baiser, mon premier coup de cœur, mon premier frisson, je le dois au cinéma.
Les moments de joie, de rigolades partagés entre copines. Les histoires trop tristes qui font que l’on tient la main de sa meilleure amie. Comme tout ceci était bien. Ce côté insouciant que même adulte on retrouve dés que l’on franchit la porte de son cinéma préféré. »
Les enfants demandent quand ils iront au cinéma ? Leur grand-mère leur dit, pourquoi pas maintenant ?
Pendant que les chats s’étirent de cette petite sieste, Théo et Juliette claquent la porte d’entrée pour aller au cinéma.

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Tu sais quoi ma Straw, je t'adore!!!!!!
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